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Général Rick Hillier : Ce que représente le jour du Souvenir pour moi


Nous avons l’honneur de publier un billet rédigé par un collaborateur, le général Rick Hillier, pour le compte de TELUS. Le texte suivant présente les réflexions du général Hillier à propos du jour du Souvenir et explique ce que cette journée représente pour lui.

Alors que le jour du Souvenir de 2014 approche à grands pas, je constate à nouveau à quel point j’ai de la chance de travailler avec 35 000 personnes extraordinaires à TELUS. Tout comme moi, elles croient qu’il est essentiel de donner où nous vivons et d’offrir du soutien aux gens qui sont le symbole du jour du Souvenir : nos soldats d’hier et d’aujourd’hui. Depuis ma nomination au poste de président du Comité d’investissement communautaire de TELUS dans les provinces de l’Atlantique en 2008, nous avons été en mesure d’aider ces soldats en versant plus de 1 million de dollars pour appuyer des causes qui les touchent et qui nous inspirent, c’est-à-dire à la fondation La patrie gravée sur le cœur, au Projet Héros, au Fonds pour les familles des militaires et aux Centres de ressources pour les familles des militaires se trouvant dans chaque base et dans chaque station au Canada. Nous faisons ces dons pour améliorer juste un peu la vie des soldats et de leur famille, car ces soldats et ces soldates de tous les services sont pour moi le symbole du jour du Souvenir. Ils sont mes héros. Pour ma part, je n’ai jamais été un héros, mais c’est ainsi que je me suis senti chaque jour où j’ai enfilé mon uniforme.

Mon impression d’être un héros n’était pas attribuable à quelque chose que j’avais accompli. Je me sentais comme un héros, car j’avais le privilège de travailler avec des milliers de héros et leur propre héroïsme me motivait à me surpasser. Je pense entre autres à Mark Fuchko, qui a subi des blessures terribles au bas des jambes lorsqu’un engin explosif improvisé a été déclenché à côté de son char d’assaut à Kandahar le 28 mars 2008. L’intelligence et le bon sens sont des qualités d’une valeur inestimable pour tout soldat, et c’est grâce à celles-ci que Mark a posé des garrots desserrés au-dessus de ses genoux au début de l’opération. Tout juste après l’explosion, il a été en mesure de serrer ces garrots afin d’arrêter la perte de sang et de fluides, ce qui lui a permis de rester en vie pendant une longue période alors qu’il était emprisonné dans le char d’assaut. À mon avis, les gestes de Mark sont tout à fait inspirants.

J’ai travaillé aussi avec des héros comme Jody Mitic, l’un de nos tireurs d’élite en Afghanistan qui a perdu la partie inférieure de ses deux jambes, sous le genou, le 17 janvier 2007. Sa vie a été sauvée par la sergente Alanah Gilmore, une assistante médicale de combat qui s’est rendue sur place rapidement et a agi de manière très professionnelle dans une situation incroyablement stressante. Ils ont passé l’un des pires jours de leur vie ensemble, mais forment un couple aujourd’hui et ont deux beaux enfants. Grâce à leur détermination, Jody a participé à l’émission The Amazing Race Canada l’an dernier et a été élu au conseil municipal d’Ottawa le mois dernier.

Grâce à leur bon sens, à leur persévérance et à leur volonté de servir les autres, ces soldats continuent d’enrichir notre pays même lorsqu’ils enlèvent leur uniforme. Chose certaine, ils n’arrêtent pas de m’inspirer.

Je me sentais comme un héros parce que je portais l’uniforme de notre pays, porté auparavant par le lieutenant-colonel John McCrae, qui a écrit le merveilleux poème intitulé « Au Champ d’honneur » malgré la fatigue et le désespoir. Je me sentais comme un héros parce que j’étais au service du même pays que le sergent Ernest « Smokey » Smith, qui a servi en Sicile, en Italie continentale et dans le nord-ouest de l’Europe pendant la Deuxième Guerre mondiale. En raison de l’incroyable bravoure dont il a fait preuve à l’automne 1944 en Italie, Smokey (comme tout le monde l’appelait) a reçu la Croix de Victoria, la plus haute décoration pour bravoure militaire de l’Empire britannique. Je me sentais aussi comme un héros parce que j’avais le privilège de côtoyer d’innombrables hommes et femmes qui faisaient tout ce qu’ils pouvaient et ne demandaient presque rien en retour. Que leurs missions se déroulent au Canada, en mer, dans les airs ou sur les chemins sales, poussiéreux et dangereux de nombreux États en difficulté partout dans le monde, ils sont des hommes et des femmes « ordinaires » qui réalisent de grandes choses parce qu’ils et elles croient, souvent jusqu’à leur mort, en l’idéal de servir en faisant preuve d’abnégation. Des gens comme Pat Towers, Colin Fitzgerald, Conrad Cowan, Patrice Vincent et Nathan Cirillo nous touchent droit au cœur et permettent à notre pays de rester fort.

Comme pour la plupart des Canadiens, les événements du mois dernier m’ont rappelé qu’il existe plusieurs formes de héros et qu’ils sont tous très importants pour nous et pour nos vies. Comme l’a dit le rabbin Reuven Bulka il y a plusieurs années lors d’une cérémonie pour souligner le jour du Souvenir : « Nous aimons nos troupes. » Cet amour n’a jamais été exprimé de façon aussi évidente qu’à la suite du décès de Patrice et de Nathan pendant leur mission respective, soit le dernier service qu’ils nous auront rendu.

En cette période de l’année, à l’approche du jour du Souvenir, je me souviens également que la dernière guerre n’est pas terminée avant le décès du dernier ancien combattant. Les anciens combattants de toutes les collectivités de notre beau pays sont le point central de mon jour du Souvenir. Ils sont mes héros, et ils m’ont fait me sentir comme un héros quand j’enfilais mon uniforme. Je porte mon coquelicot pour leur rendre hommage, et je visite le Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa le 11 novembre en leur mémoire pour pleurer la perte de nombreuses personnes, pour appuyer les personnes qui ont subi des blessures physiques, mentales ou spirituelles et pour réaffirmer à mes héros que je ne les oublierai jamais. Je visite le monument afin de les remercier d’avoir bâti notre pays et notre société, et d’avoir maintenu leur vitalité. Je les remercie de la chance que les Canadiens ont eue d’avoir pu compter sur eux lorsqu’ils en avaient le plus besoin. Voilà ce que représente le jour du Souvenir pour moi. Que Dieu bénisse ces soldats, leur famille et le Canada.

Si vous êtes touché comme moi par les héros qui vivent parmi nous et souhaitez faire un don pour appuyer ces gens et leur famille, TELUS versera une contribution équivalente à tous les dons effectués par message texte à la Campagne du coquelicot de la Légion royale canadienne et au Fonds pour les familles des militaires d’ici le 12 novembre, jusqu’à concurrence de 12 500 $ chacun.

Pour faire un don de 5 $ au Fonds de fiducie du coquelicot, textez POPPY à 20222.

Pour faire un don de 10 $ au Fonds pour les familles des militaires, textez FAMILY ou FAMILLE à 20222.

L’art de se souvenir : démontrer notre gratitude

Des membres de notre équipe et des membres de leur famille ont partagé leurs réflexions personnelles et collaboré dans un projet d’art dans le cadre du jour du Souvenir.