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Je me débarrasse du cancer en mettant l’accent sur la prévention


Octobre est le mois de la sensibilisation au cancer du sein. J’ai décidé de souligner la chose en subissant mon examen médical semestriel (parce que le cancer est un salaud qui peut nous surprendre en très peu de temps). J’ai découvert non seulement que je n’avais aucune bosse, mais aussi que j’avais le sang d’une gymnaste de 18 ans. Je vous jure que je ne suis pas d’une nature exubérante, mais j’ai fait quelques pas de danse après avoir reçu la nouvelle.

Quand on m’a diagnostiqué un cancer du sein agressif en 2010, j’avais 37 ans et je croyais être en santé. J’allais rarement chez le médecin, je marchais régulièrement et il m’arrivait même de faire parfois une cure saine quand j’avais l’impression d’abuser des bonnes choses à Noël ou durant l’été.

Ok, j’admets que j’attrapais tous les rhumes que mes deux jeunes enfants ramenaient à la maison, que le stress me causait régulièrement des maux de tête et que je composais avec des hausses et des baisses d’énergie spectaculaires qui me laissaient vidée à la fin de la journée, comme toutes les mères d’un enfant qui dort mal.

Le jour de mon diagnostic, j’ai accepté de soumettre mon corps à la politique de la terre brûlée de la médecine occidentale, afin qu’on détruise mes entrailles par la chimio et la radiothérapie, puis qu’on enlève les petites saletés qui restent par chirurgie. À mon plus bas, je n’avais plus de cheveux, de cils ni de sourcils et je passais de longues heures dans un fauteuil d’hôpital, des produits chimiques circulant dans mes veines et des mitaines de four congelées sur les mains pour empêcher mes ongles de tomber. Mais je remerciais le ciel de vivre au Canada, et chaque bonheur m’aidait à traverser les moments surréels de mon rétablissement.

Me voici, dans le bureau du médecin, portant une magnifique jaquette d’hôpital

Me voici, dans le bureau du médecin, portant une magnifique jaquette d’hôpital

À la fin des traitements, loin de la protection de l’organisme de lutte contre le cancer qui m’avait prise en charge, j’ai paniqué. Je savais que je devais prendre tous les moyens possibles pour éviter d’y retourner.

Dans un récent article du Globe and Mail, la présidente et chef de la direction de la Société canadienne du cancer, Pamela Fralick, demande que les gouvernements mettent davantage l’accent sur la prévention, précisant que la moitié des cas de cancer sont évitables. Plus près de nous, selon la philosophie de TELUS Solutions santé, l’un des principaux facteurs sur lesquels l’information en santé et la technologie peuvent avoir une influence positive est l’absence d’orientation sur la prévention et l’autogestion des patients.

Le jour de mon diagnostic, je souhaitais par-dessus tout qu’on me dise que j’avais le pouvoir de faire en sorte que ce monstre de maladie ne sorte plus jamais de mon placard. Mais j’ai dû moi-même me convaincre que cela était possible. Notre système médical n’est pas conçu pour aider les patients à se prendre en charge, du moins pas encore ou pas dans la mesure souhaitée.

Maintenant que la maladie semble m’avoir quittée pour de bon, ma propre démarche de prévention est toute simple : les cellules cancéreuses sont omniprésentes et je dois me bâtir un système immunitaire à toute épreuve si je souhaite avoir la meilleure chance possible de m’en débarrasser. Ces trois dernières années, j’ai pris deux mesures importantes pour y arriver :

  • Considérer l’alimentation comme un médicament
  • Accorder la priorité absolue à ma santé

Je prends un cocktail de légumes verts chaque jour au déjeuner. Aussi, je recherche, prépare et mange des alime

nts hautement nutritifs : davantage de thé vert et d’aliments crus, moins de gluten, aliments biologiques et, quand j’en mange, viande de la meilleure qualité qui soit. J’ai aussi éliminé les produits chimiques et supprimé de ma liste tout ce qui contient du parabène, des sulfates, des phtalates et tout autre ingrédient imprononçable.

Je dois encore composer avec le stress au travail, un enfant qui dort mal et un calendrier qui me fait parfois frôler la folie, mais je n’attrape plus le rhume comme avant. J’ai l’énergie d’un enfant, je danse le soir avec mes filles au lieu de récurer la salle de bain, je vais courir tôt le matin au lieu de commencer ma journée en vérifiant mes courriels et oui, je subis des analyses sanguines tous les six mois, même si elles ne sont pas (encore) obligatoires, afin de vérifier les indicateurs de mon système immunitaire.

Prendre ma santé en charge et gérer ma propre démarche de prévention me rend moins vulnérable à la maladie et plus apte à reprendre les armes si elle se pointe de nouveau.

Mes deux filles et moi durant la Course à la vie 2012.

Mes deux filles et moi durant la Course à la vie 2012.